29/05/2006
Décès de Chikha Rimiti
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23/12/2005
La ville d'Oujda organisera le premier festival de la musique Raï en 2006
La ville d'Oujda organisera le premier festival de la musique Raï en 2006
L'organisation d'un festival de la musique Raï l'année prochaine était au centre d'une réunion tenue jeudi à Oujda sous la présidence du wali de la région de l'Oriental et gouverneur de la préfecture d'Oujda-Angad, M. Mohammed Ibrahimi.
Conscients de l'importance de la musique Rai dans le champ culturel et artistique notamment pour la région de l'Oriental, les participants ( professionnels du secteur, patrons d'agences de voyages, acteurs économiques et élus) ont souligné que l'investissement dans le produit culturel constitue un facteur de promotion économique pour la région.
Intervenant à cette occasion, le wali de la région a indiqué que le projet d'organisation d'un tel festival dénote la conviction que la ville d'Oujda doit s'affirmer en se positionnant dûment et frayer son chemin vers des perspectives plus vastes, déplorant que cette ville millénaire au patrimoine historique et culturel spécifiques demeure encore peu Il a affirmé que l'objectif visé par la ville et, à travers elle toute la région de l'Oriental, ne peut être atteint sans une vision globale où la capitalisation du volet culturel devra constituer l'une de ses composantes, ajoutant que l'idée d'organisation d'un grand festival de Rai est dictées par plusieurs considérations, dont le fait que la ville est l'un des fiefs historiques de ce genre musical qui dispose, a-t-il fait observer, d'un large public notamment parmi la jeunesse.
Il a, d'autre part, mis l'accent sur la nécessité de faire participer tous les acteurs économiques et financiers de la région pour permettre la concrétisation de ce projet et le transformer en une tradition artistique pour la ville d'Oujda.
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22/10/2005
Cheb bilal
Il est né en 1966 à Cherchell près d'Alger et a grandi à Oran. Comme la plupart de ses célèbres collègues, il apprend le métier dans les fêtes de famille et les mariages, puis fonde son groupe, "El Ahouar". Il arrive à Marseille en 1989. En dix ans, il gagne la reconnaissance de sa communauté, sort 55 cassettes et remplit des grandes salles de concert comme l'Olympia sans promotion. La musique de Cheb Bilal n'a pas perdu son âme dans les super-productions. Elle accueille des influences de divers horizons mais garde une authenticité qui exerce un fort pouvoir de séduction. Les mélodies et la voix de Cheb Bilal nous ont ensorcelés
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21/10/2005
Hélène Ségara
Hélène Ségara
C'est le 26 février 1971 à Six-Fours-Les-Plages que naît Hélène Ségara d'un père Italien et d'une mère d'origine arménienne. En 1979, un divorce oblige Hélène à habiter avec sa mère avec qui elle entretient des relations conflictuelles. A 11 ans, soutenue par ses grands-parents, elle participe à un concours qu'elle remporte. L'organisateur voit en Hélène une future professionnelle, mais ses parents s'opposent à ce qu'elle s'oriente vers une carrière artitistique. Les rêves d'Hélène s'effacent pour quelques temps ...;
A 14 ans, elle est placé en pension, puis va finalement vivre avec son père. Poussée par ses rêves, elle quitte l'école l'année suivante. Elle se produit dans des bars, restaurant et divers club de la côte d'azur. Au fil des mois, puis des années, elle se crée un vaste répertoire comportant environ 1200 titres, reprises françaises et anglo-saxonnes. Un maxi CD sort en 1993, le succès n'est pas au rendez-vous.
1996, pour se donner une réelle chance de percer dans le métier, Hélène décide de quitter la côte d'azur pour la capitale. Elle écume les maisons de disques, chante quelquefois dans le bureau de producteurs faute de maquettes. Cette vie parisienne lui coute beaucoup, mais Hélène s'accroche.
Enfin un producteur, impressionné par sa voix, décide de s'occuper de sa carrière : Orlando (frère et producteur de Dalida). Un premier single sort de cette collaboration : "Je vous aime adieu". Le succès est au rendez-vous, mais ce qui propulse Hélène au sommet des hits reste à venir : Notre Dame de Paris. Sa prestation dans le role d'Esmeralda est remarqué de tous et le public accueil chaleureusement le premier album d'Hélène : "Coeur de verre". Il a largement dépassé le cap des 600000 exemplaires vendus. Il résume les états d'âme d'une jeune femme à la fois moderne et romantique. Durant deux années Hélène est la belle Esmeralda, mais en 1999, la fatigue et le stress viennent à bout de la jeune femme. Ses cordes vocales sont en danger et une opération d'urgence doit être pratiquée. Hélène profite de ce repos forcé pour préparer son second album. Elle écrit six textes sur ce second album et les tubes s'enchainent à la première place ses hits. Avec "Au nom d'une femme" Hélène est consacrée meilleure interprète féminine de l'année aux Victoires de la Musique 2001.
Après une tourné marathon qui c'est achevé le 13 octobre 2002 à Paris, Hélène a enregistré un album. Sortis au mois de mars 2003, il a été classé dès la première semaine en tête des ventes d'album en france.
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Nom : Segara
Prénom : Hélène
Née le : 26 février 1971
A : Six-Fours dans le Var, entre Marseille et Toulon
Signe astrologique : Poisson ascendant Taureau
Taille : 1m69
Parents : père italien, mère arménienne
Animaux : 3 chats, un lapin et une mouette !
Première télé : 'La Chance aux Chansons' avec Pascal Sevran.
Lieu de résidence : Paris
Situation de famille : parents divorcés. Soeur : Magali. Un petit garçon : Raphael né le 1er février 1990.
Qualités : généreuse, romantique, fidèle, passionnée, perfectionniste, sensible.
Elle aime : la cuisine provencale et italienne, jouer aux cartes, lire, la mer, écrire des chansons, recevoir des amis.
Elle déteste : le mensonge, la violence, la légereté dans les sentiments, l'hypocrisie, la cigarette, l'alcool, le fanatisme.
Homme idéal : droit, intelligent et drôle.
Langues : français, anglais, espagnol et italien. Elle est pour le brassage des cultures.
Signe particulier : elle collectionne les chapeaux
Objet fétiche : la bague de fiançailles de ses parents (Bernard et Thérèse, divorcés). C'est un porte bonheur qui a une grande valeur sentimentale pour Hélène.
Films préférés : Hélène est très cinéphile. 'Sur la route de Madison', 'L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux', 'La cité des anges', 'Rencontre avec Joe Black', 'La ligne verte'.
Artistes musicaux préférés : Francis Cabrel, Gino Vanneli, Freddy Mercury, Barbara Steinsand, Céline Dion, Alanis Morissette, The Police, Steevie Wonder.
Son rêve : acheter une petite île et y mettre ses amis et avoir des dauphins, des loups, des louves et pleins d'animaux et être à l'abri du monde entier.
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11/10/2005
Bibliographie de cheb mami
| CHEB MAMI Cheb Mami est aujourd'hui le pionnier d'une nouvelle "raï attitude" dont le seul combat est que cette musique devienne mondialement connue, en s'ouvrant sur les sonorités occidentales. Aujourd'hui, le Cheb est essentiellement acclamé pour sa voix de miel et d'or, une voix haut perchée qui escalade les gammes avec une grâce jouissive. Le "mini-chanteur" a su imposer un style novateur et réussit la gageure de chanter à guichets fermés devant un public jeune et métissé de plus en plus étranger à la culture algérienne.
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| Cheb Mami, "le môme" en parler oranais, appartient à cette génération de post-indépendance, pleine d'espoir en la construction d'une société algérienne libre et moderne. Une jeunesse qu'on a souvent qualifiée de sacrifiée tant les contradictions entre carcans archaïques et idéaux progressistes sont douloureux à vivre. | |
| Musiques bédouines et citadines Mohamed Khelifati, alias Cheb Mami, est né le 11 juillet 1966 dans un faubourg populaire de Saïda, petite ville d'Algérie à 200 km au sud d'Oran aux confins des hautes steppes du Sahara. Dès son plus jeune âge, le môme aime se blottir dans le voile de sa mère aux cérémonies de mariages ou de baptêmes. Là, il se laisse envelopper par les percussions des "meddahates " (orchestres féminins traditionnels) et leurs chants âpres sur les secrets de l'amour distillés en termes crus aux fraîches jouvencelles ou sur les affres des femmes cloîtrées par leur mari. C'est ainsi qu'il s'imprégnera des traditions musicales bédouines et citadines. Le bambin de 8 ans préfère chanter dans la rue laissant les copains du quartier taper dans une boîte de conserve en guise de ballon de football. Dès l'âge de 12 ans et dans la grande tradition des benjamins du raï, il établira un stratagème avec ses amis pour que selon le principe de la dédicace payante, le "môme" puisse mêler sa voix suraiguë aux mélopées rugueuses et crues des "maddahates" ou lors des banquets masculins. | |
| Un peu pour mon Dieu et un peu pour mon cour Mami, qui n'est plus si môme doit participer à la subsistance de sa modeste et nombreuse famille (ils sont neuf enfants). D'un naturel responsable et sérieux, il n'a aucun mal à faire sien l'adage arabe qui dit "un peu pour mon Dieu et un pour mon cour". Il devient ouvrier soudeur à l'usine de la Société Nationale de Métal et quitte Saïda chaque fin de la semaine pour revêtir son habit de lumière, se métamorphoser en "cigale" et regagner Oran la tapageuse pour le week-end. Car à force de s'incruster dans les mariages et autres liesses, le groupe "Al Azhar" (Les Fleurs) remarque le cheb prodige et l'engage. Commencent alors les concerts dans les cabarets licencieux de la corniche oranaise, au Macumba, Mon Château ou Biarritz, là où les Algériens "s'encanaillent" dans des atmosphères éthyliques au son des rythmes endiablés des chanteurs de raï qui s'abandonnent à un répertoire paillard. | |
| La valse des cassettes En 1982, galvanisé par ces débuts prometteurs, le jeune adolescent de 16 ans poursuit le rêve de se faire connaître et se présente à "Alhan wa Chabab", sorte de radio-crochet organisé par la Radio Télévision Algérienne. Il y interprète "El Marsam"(le Sanctuaire), un classique de la chanson oranaise des années 20. L'émotion qui émane de son interprétation servie par ses intonations sinueuses épousant parfaitement les accents andalous de ce titre tétanise le public. Le jury représentatif d'un pouvoir qui ne voulait pas entendre parler de raï à l'époque choisira de donner le premier prix à une reprise de la diva égyptienne Oum Kalthoum mais devra s'incliner sous le plébiscite exalté du public en accordant le deuxième prix au postulant Mami. Boualem, le producteur de Disco Maghreb (label d'Oran), le repère. Commence alors la valse des cassettes... De 1982 à 1985, Boualem fera enregistrer à Mami une dizaine de cassettes qui seront éditées de 100.000 à parfois 500.000 exemplaires pour certaines. Le raï a une réputation de vulgarité et ne se partage pas en famille. Aussi chacun devait s'acheter sa propre cassette et l'écouter tout seul en cachette, ce qui a entraîné un marché largement juteux pour les producteurs. La rétribution du jeune artiste est modeste mais sa promotion est assurée. | |
| Raï des familles Pourtant ,"l'ovni" de la prude et provinciale Saïda, intronisé "plus jeune chanteur de raï", doit encore se faire accepter de ses pairs : la fratrie des raï-men oranais de souche tels que Cheb Khaled, Hamid ou Houari Benchenet. Ils se défient de cet "étranger", ce gendre idéal qui roucoule des textes à l'eau de rose aux jeunes filles rangées alors qu'eux défendent un genre où l'amour est physique et proclamé en termes crus. Grâce à son "raï des familles", le "Joselito" du raï fera sa première apparition officielle en public au Premier Festival de Raï d'Oran en 1985 qui marquera aussi la reconnaissance de cette musique par les autorités algériennes. Fort de sa popularité, Mami décide d'aller travailler en France pendant trois mois, s'acheter du matériel et revenir en Algérie pour monter son groupe. Quand en 1985, Mami débarque à Paris, les cassettes de ses chansons l'ont déjà précédé et se vendent "sous le manteau" à Barbès. Il n'a aucun mal alors à "cachetonner" en donnant de petits tours de chant dans trois cabarets orientaux par soir : au Monseigneur, au Omar Khayyam et au Khaïma. Profitant de la convivialité des bars arabes du 18ème arrondissement, il rodera ses compositions originales, car, fait rare parmi les chanteurs de raï, Mami est un artiste complet. Auteur et compositeur, il s'évertue à "polir" le langage cru du genre et à ciseler des mélodies métissées en évitant de les noyer dans les sons de boîtes à rythmes. Car en digne héritier des interprètes de raï oranais des années 40/50, Blaoui El Houari, Ahmed Wahby ou encore Messaoud Bellemou, qui eux-mêmes avaient modernisé le raï des aèdes du Sahara, Mami se sent intimement investi de la mission de rajeunir ce genre. Il souhaite universaliser le précieux patrimoine en le métissant aux instrumentations occidentales. | |
| La Villette et l'Olympia En janvier 1986, il est tout naturellement convié à participer aux côtés des plus grands noms du raï aux festivals de Bobigny et la Villette (Paris). Des Cheikh (les anciens) aux Chebs (les jeunes), toute "la smala " du raï avait répondu présent : Khlifi Ahmed, Messaoud Bellemou, Cheikha Rimitti (la doyenne), Sahraoui et Fadela, Khaled,... Le concert de la Villette s'est révélé un concert légendaire pour la musique raï . Grâce à l'écho donné par une presse prise de vertige devant cette déferlante arabesque tout aussi envoûtante qu'endiablée, le raï a fait son entrée dans le monde. Cheb Mami a la chance de rencontrer à cette occasion Michel Levy qui deviendra son manager et avec qui il signera son premier contrat pour la maison de disques Blue Silver. Mami abandonne son projet de retour au pays et s'installe à Paris où il enregistre "Douni El Bladi" (Emmenez-moi au pays) et "Ouach Tsalini"(Je ne te dois rien). "Pygmalion" Levy organise son premier passage à l'Olympia en décembre 1986. Cheb Mami sera alors le premier chanteur du genre à se produire dans cette salle prestigieuse où le public lui fera un triomphe. En 1987, Mohamed Khelifati, respectueux de ses obligations de citoyen algérien, plante une carrière en plein envol, et part faire deux années de service militaire en Algérie. Là, pour faire passer le temps et remonter le moral des troupes, il monte un groupe et entame une tournée des casernes. | |
| Premier ambassadeur du raï aux Etats-Unis A son retour en France, en mai 1989, le nom de Cheb Mami est de nouveau en haut de l'affiche à l'Olympia. Ses arabesques vocales enflamment le public. Il est encensé par les médias qui le sacrent "Prince du Raï" et voient en lui un nouvel espoir. La même année, il se produit au New Morning, club parisien de jazz. Tout au long de cette année, il enchaîne tournées nationale et internationale, du Festival d'Angoulême à New York et au Québec, en passant par l'Italie, les Pays-Bas, l'Allemagne Fédérale et l'Angleterre où le public du fameux festival Womad (créé par Peter Gabriel) le découvre. Après avoir été en 1989 le premier ambassadeur du raï aux Etats-Unis (New York), il y retourne l'année suivante pour enregistrer son album "Let Me Raï" dans un studio sophistiqué de Los Angeles, sous l'égide de Hilton Rosenthal, le producteur du "Zoulou blanc" Johnny Clegg. Les arrangements somptueux sur une voix qui déverse du miel, ne pourront atteindre leur public. A cause du déclenchement de la Guerre du Golfe, non seulement "Mami l'Américain" ne pourra installer le raï aux Etats-Unis mais "Let Me Raï" ne sera pas autorisé à passer sur les ondes françaises et tombe à plat faute de diffusion. Alors que les chars occidentaux sillonnent le Koweit, Mami devra accepter une inévitable traversée du désert dans sa carrière. Slalomant entre plans Vigipirates et vague d'attentats intégristes, il continuera cependant à écumer les petites salles où ses fans, les enfants d'immigrés, s'identifient aux transes de "Haoulou" ou "Douha Allia", ses titres phares. | |
| Un raï tourné vers l'Occident La consécration de cet artiste vient réellement en 1994 avec la sortie de son 3ème album "Saïda" (en hommage à sa ville natale et qui veut dire "heureuse" en arabe). Le Cheb signe avec la major Virgin qui l'introduit véritablement sur les grands circuits internationaux. "Saïda", deuxième album "américain" dirigé par le producteur de Neneh Cherry et Paula Abdul à Los Angeles, est vendu à 100 000 exemplaires en France et reçoit la récompense de double Disque d'Or en Algérie et Disque d'Or au Maroc. En effet, Mami ayant épousé une "beurette" (jeune femme née en France de parents immigrés) d'origine marocaine, n'a fait qu'accroître sa popularité au sein du public du Royaume Chérifien. Les sonorités "high-tech" augurent un style tourné vers l'Occident sans toutefois sacrifier à l'essence du raï. Les violons orientaux se mâtinent de rap notamment dans le titre "Mama", interprété avec la rappeuse Baby Girl.
Son premier méga-concert au Zénith en février 1996 coïncide avec une période de Ramadan toujours propice à faire la fête. Mami présente un spectacle en complète rupture avec les prestations figées dans leurs mélopées de ses pairs. Le mini-chanteur aux allures de pantin désarticulé a laissé place à un lutin bondissant et gracieux au charme et à la gentillesse tout en communion avec son public. Un public qui résiste difficilement à onduler au rythme savamment sinueux de la tessiture aiguë du Cheb de 30 ans. Puis Tonton David invite Mami à rencontrer l'univers ragga des Blacks dans un duo franco-arabe "Les Fugitifs" disponible sur l'album de Tonton David "Le Récidiviste". Mami s'abandonne à des accents bien oranais tout comme dans l'hommage rendu au chanteur français, Gérard Manset par la reprise du tube "Il voyage en solitaire" sur la compilation intitulée "Route Manset". | |
| Central Park En 1997, "Saïda" continue sa carrière en conquérant d'autres contrées (Japon, Brésil, Scandinavie, ...) tandis que sort sur les écrans de cinéma "100% Arabica" une comédie musicale de Mahmoud Zemmouri où Cheb Mami débute au cinéma et partage l'affiche avec son glorieux aîné Khaled. Puis il s'envole pour New York et Los Angeles pour animer la célébration du 14 juillet, une manifestation sponsorisée par l'état français. "Vive la World", au fameux Central Park de New York, rassemble quelques dix mille spectateurs venus assister aux prestations des ambassadeurs de la musique colorée, Cheb Mami mais aussi Alabina et Lokua Kanza. Et en septembre, Mami offre un moment d'émotion intense à la Fête de l'Humanité pour chanter "No Woman No Cry" en arabe avec le groupe légendaire de Bob Marley (son idole), les Wailers. L'année 1998 débute "sur les chapeaux de roues" pour Cheb Mami. Il affronte son deuxième Zénith en janvier (toujours en plein Ramadan !) et présente les compositions de son nouvel album "Meli Meli" (Qu'est-ce qui me prend). Outre son attachement "originel" au "tarab" (rythmes bédouins lancinants du raï des anciens), à l'istikhbar (préludes aux intonations sinueuses) et à la derbouka (percussion) dans "Trab", le Cheb continue de revendiquer son goût de la fusion. Onze titres de raï-rap-techno-ska-funk-reggae-gitan auxquels sont invités ses amis le chantre kabyle, Idir pour "Azwaw2", l'architecte sonore d'IAM, Imhotep et le rappeur K.mel pour "Parisien du Nord". Ce dernier fait partie des invités de Cheb Mami présents sur la scène de la Cigale à Paris le samedi 28 novembre. Funk, musique celtique ou rap accompagnent ce soir-là leu folklore oranais des années 20 que Cheb Mami interprète lui-même à l'accordéon comme à ses débuts. Une tournée française suit cette halte parisienne. | |
| Mami international Le chanteur de raï qui obstinément rappelle que son combat est artistique, rend pourtant inlassablement hommage lors de ses concerts à son ami, Cheb Hasni, assassiné en 1994. Immanquablement lors de ces évocations, l'énergie du raï se tait devant la gravité du spleen oranais, comme autant de soumission au mektoub (destin). Mami, dont le cour reste toujours en Algérie, espère retourner chanter un jour en terre natale car, bien qu'il n'ait jamais été menacé, il refuse de risquer pour le moment de jouer avec la vie d'une foule qui viendrait l'applaudir. Quelle que soit l'issue, sa voix de velours semble promise à l'éternité et à l'universalité. Cependant, le grand jour survient en 1999 lorsque le 4 juillet, Cheb Mami réalise son rêve et le rêve de nombreux Algériens. Ce jour-là, il donne un concert à Alger, sur l'esplanade des Arts, au pied du sanctuaire des Martyrs. Véritable événement politique, la présence du chanteur sur le territoire algérien attire environ 100.000 personnes. Cette même année, le chanteur est choisi par Sting pour interpréter un duo sur l'album de la star anglaise. C'est l'occasion pour Cheb Mami d'obtenir une vitrine internationale. Après une série de concerts à New York en décembre, il se retrouve avec Sting et la Burundaise Khadja Nin sur la scène de Bercy le 10 janvier 2000. Le 31 décembre 1999, Cheb Mami partage avec l'Américaine Gloria Gaynor l'affiche d'une soirée unique en plein désert tunisien, à l'oasis de Tozeur. Lorsque l'album de Sting sort en 2000, le duo avec Cheb Mami, "Desert Rose" devient un tube international. Ce dernier qui rêvait de faire connaître le raï à travers le monde est cette fois un homme heureux. Il est de tous les concerts de l'Anglais et devient du coup intéressant pour les médias anglo-saxons qui l'encensent. Outre l'Europe et les Etats-Unis, on les retrouve ensemble à Tunis, en avril 2001 devant 20.000 fans, après avoir tourné à Dubaï, au Caire et à Amman en Jordanie. | |
| "Dellali" ou la mondialisation à outrance En juin 2001, alors fort d'une notoriété renforcée par l'aventure Sting, Cheb Mami sort un nouvel album, "Dellali" (la chérie, l'aimée). Conçu pour une audience cosmopolite et polyglotte, cet album intègre un maximum d'influences musicales (flamenco, africaines, house, reggae.) autour d'un raï dont l'essence originelle est un peu perdue sous la volonté de séduire le plus large public. On y trouve ainsi des invités aussi variés que Aznavour ("Viens habibi"), le Jamaïcain Ziggy Marley ("Madanite") ou le guitariste Chet Atkins. L'ensemble est réalisé par Nile Rodgers, figure du légendaire groupe Chic et concepteur du tube interplanétaire de Bowie "Let's dance". La voix unique de Cheb Mami est cependant toujours magnifique. Tout au long de l'été, le chanteur oranais est présent sur les scènes estivales dont le Festival de jazz de Nice le 27 juillet. Alors que sa carrière internationale semble prendre vraiment forme, il prévoie une tournée en solo aux Etats-Unis. Malheureusement, celle-ci est annulée comme beaucoup d'évènements artistiques et culturels, après les attentats à New York le 11 septembre 2001. Pour clore tout de même cette année sur une note positive, le chanteur se produit au Palais Omnisports de Bercy à Paris le 29 décembre devant 14.000 personnes et fête à cette occasion ses vingt ans de carrière. | |
| L'artiste engagé A l'occasion de l'année de l'Algérie en France, Cheb Mami rencontre le chanteur kabyle Aït Menguellet sur la scène du Zénith à Paris le 1er novembre 2003. Alors que cette année de l'Algérie en France crée une polémique, les deux artistes en profitent pour affirmer leur indépendance vis à vis de tous les pouvoirs. Une façon de célébrer l'unité de l'Algérie et des Algériens qui culmine lors du concert de clôture de la saison culturelle le 29 décembre 2003 à Bercy, en compagnie d'autres artistes: Raïna Raï, Abdelmadjid Meskoud, Baâziz et le comédien Smaïn. Cheb Mami s'engage aussi en faveur des droits de l'enfant à travers le monde et donne un titre - "Lazraq Saani" - à l'association humanitaire "Un regard, un enfant". Cheb Mami apparaît ainsi avec Saian Supa Crew, Sinsemilia et d'autres sur l'album "Opinion sur rue" qui sort en novembre 2003. | |
| Du Sud au Nord En attendant la sortie d'un nouvel album d'originaux, Cheb Mami récapitule son chemin musical à travers des duos qui montrent son éclectisme et son ouverture: "Du Nord au Sud", qui sort en 2004, est à la fois hip hop avec avec K Mel et 113, reggae avec Ziggy Marley et Aswad, variété internationale avec Sting et Zucchero, rock métissé avec Mouss et Hakim de Zebda. Cheb Mami n'oublie pas pour autant les sources de sa musique comme le montrent les duos avec Enrico Macias, Idir et Samira Saïd. Parmi les inédits: ses collaborations avec le nouveau talent de la scène française, Corneille (pour une reprise de "Master Blaster" de Stevie Wonder) et la chanteuse anglaise d'origine indienne, Susheela Raman. Ce voyage musical prend vie à Paris sur la scène du Grand Rex le 31 mars en compagnie d'Enrico Macias, Susheela Raman, Zucchero, Mouss et Hakim. Sept mois plus tard, le 28 septembre 2004, sortent les versions DVD et CD de ce concert. |
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10/10/2005
Les paroles d'une belle chansan de cheb mami
Viens habibi
Petite môme que j'adore ,
la jeunesse est pailletée d'or ,viens habibi
Viens je t'habille de mon corps ,
quand le printemps crée sans effort ,viens habibi
Pour des amoureux un décors oh ,viens ,viens habibi
Pour des amoureux un décors oh ,viens ,viens nous serons bien .
Petite fille que j'aime tant ,
viens je te vêts de fleurs des champ , ya habibi
Et de fruits mures et odorants ,
c'est l'aventure est le moment ,viens habibi
Et des murmures et des amants ,oh viens ,viens habibi
Et des murmures et des amants ,oh viens ,viens nous serons bien .
Quand ta jeunesse claque en vent ,
prend la caresse du printemps ,viens habibi
Un printemps riche ,un printemps doux ,
qui met l'amour à tes genoux , viens habibi
Il rit très fort mais n'attend pas, ne revient jamais sur ses pas
Il est futile il est changeant ,et n'est ton allier qu'un instant
Môme que j'aime et que j'adore ,
viens prends l'amour à bras les cors, viens habibi
Viens car demain est le plus fort,
il peut tout prendre avant de donner, viens habibi
Te laissant seul abandonner ,oh viens ,viens habibi
Te laissant seul abandonner ,oh viens , viens nous serons bien .
Ya layli , ya layli , yaaaa ....
20:36 Publié dans Le raï | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
King khaled
une biblio de khlaled el haj brahim ou le king de rai comme on l'appel au maghreb
C’est à Sidi-El-Houari, un faubourg d’Oran, que Hadj Brahim Khaled pousse ses premiers cris le 29 février 1960. Tout gamin, ce fils de policier se passionne déjà pour la musique en clamant son admiration pour Elvis Presley et Johnny Hallyday. mais aussi pour la musique égyptienne d’Oum Kalthoum ou le reggae de Bob Marley. Il apprend le chant et l'accordéon et débute selon la tradition, en jouant pour les cérémonies de circoncision et les mariages.
A 16 ans, Khaled plaque le collège et enregistre son premier 45 tours : Trig il lici, (la route du lycée), apologie de la drague buissonnière. Il est parmi les premiers à enregistrer sur cassette et tourne dans les cabarets de la côte. Cheb Khaled devient une vedette en Algérie sans jamais passer à la radio : le raï chante les filles et l'alcool et il est interdit d'antenne.
1985. Le raï sort de la clandestinité grâce à une libéralisation du régime qui veut récupèrer le raï et organise le 1er Festival de Raï d'Oran. C'est le premier concert public de Cheb Khaled. Il s'installe en France à partir de 1986 et enregistre Kutche, son premier album, où il évolue vers le jazz et la pop.
En 1992, l'album Khaled, produit à Los Angeles par Don Was, entre dans le top 50 français. Le titre (Didi) est le premier grand tube du raï. Il satellise Khaled autour de la planète.
En 1993 l'album N'ssi N'ssi sera la bande-son du film Un deux Trois Soleil de Bertrand Blier.
En 1996,l'album Sahra, de plus en plus world, il enregistre avec Jean-Jacques Goldman, au Tuff Gong Studio de Kingston avec les cuivres des Wailers et au studio Davout porte de Montreuil avec IAM.
L'album Kenza du nom de sa fille, vient juste de sortir(1999). Enregistré aussi avec Jean-Jacques Goldman. Album contient la chanson Imagine de John Lennon faite en duo avec la chanteuse Noa.
20:35 Publié dans Le raï | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09/10/2005
L'historique du rai
De ses origines - les controverses à ce propos vont bon train! - le raï garde encore l'âpreté âcre et la chatoyance glauque des bouges des quartiers chauds d'Oran, de Relizane ou de Sidi Bel Abbès.
Pour le citadin de Tlemcen ou Mostaganem, le mauvais goût, celui des mauvais garçons et des filles perdues, des déracinés envahisseurs des villes, perce à travers chaque note, chaque intonation, chaque mouvement. Il n'y voit que grossièreté de va-nu-pieds, basse exaltation de vilenie, triomphe de l'instinct sur l'âme.
Ceci explique son refoulement.
Dans ma prime enfance, j'ai entendu indistinctement tous les sons. Les cafés maures de Tijditt les diffusaient dans le crachotement des phonographes. L'étanchéité des appartenances et le soin jaloux porté à la distinction faisaient qu'on ne mélangeait pas les genres; aussi, chaque endroit était-il spécialisé dans une musique imposée par le goût de la clientèle.
La lutte de libération a fait éclore d'autres sons dans le bruit révolutionnaire; elle a imposé le silence de l'attente augurale.
Aujourd'hui,
qu'un autre silence saisit le paysage algérien, j'entrevois les conséquences douloureuses et tragiques des mesures d'austérité prises à cette époque. (Certains exégètes ont toujours considéré la musique comme une production diabolique ...). L'école primaire indigène, puis le lycée m'ont appris à goûter d'autres sonorités en évacuant peu à peu celles des miens dans le folklore.
Ma rencontre tardive avec le raï fut le fruit d'un hasard. Jamais Oran ne m'a semblé si belle qu'en ce printemps-été 1987 ! Captif, je jubilais et tous les éléments se conjuguaient dans l'éblouissement de l'instant. J'étais dans le raï, un drame passionnel; comme avec le blues durant mon adolescence. Banalité des grands moments de tension.
La médiatisation du raï depuis les années 80, en Algérie d'abord, en France et dans le monde ensuite, correspond à un phénomène de société. La peur d'un sauvage déferlement des banlieues n'est peut-être pas étrangère à l'intérêt porté au raï, au rapp et autres formes marginales d'expression.
Mais l'essence du raï est ailleurs!
<<Ana bhar 'aliya wa n'tiya llâ>> (Moi,tant pis pour moi, mais pas toi !)
Ce leitmotiv de la chanson raï - qui jaillit à l'improviste dans chaque texte comme une signature collective - traduit le cri d'amour et de révolte existentiel d'une jeunesse algérienne paumée, désoeuvrée, désintégrée dans un espace urbain en plein éclatement. C'est dans cette jeunesse émiettée, cherchant à saisir la vie à pleines mains, sans souci d'autre forme de quête d'identité, que le raï puise sa force et son éclat.
En effet, le raï est le chant des jeunes, les chebs; ils sont des quantités en Algérie: cheb Hasni (assassiné à Oran en février 1995), cheba Fadila, cheb Khaled, cheb Mami, cheb Sahraoui, cheba Zahouania, etc. Beaucoup quittent le pays ne comprenant pas pourquoi eux, qui sont au coeur des frustrations de leur peuple, sont devenus des cibles.
Quand on les interroge, les chanteurs de raï se défendent de faire de la politique. Ils disent ne chanter que l'amour, le rêve de départ et les problèmes quotidiens des jeunes. Ils professent la chahada et avouent naïvement ne rien comprendre à la politique.
Autrefois,
à l'époque coloniale, les maîtres (cheikh et cheikha) du chant oranais, tels cheikh Khaldi, cheikh Hamada, cheikha Remitti (toujours en vie, s'est produite en 1994 à l'Institut du Monde Arabe à Paris: une belle revanche!) étaient détenteurs d'une culture bédouine traditionnelle dont le mode d'expression était la poésie dite melhoun. Ils avaient un double répertoire:
- L'audible, fait de didactisme et de religieux, d'amour et d'éloge, de perpétuation des valeurs inentamées du groupe. Ce registre était celui des fêtes des saints des tribus, des mariages, des circoncisions, etc. C'était le lieu de la mémoire vivante et de la résistance souterraine à l'occupation. Les maîtres y communiaient avec leur auditoire dans des représentations esthétiques partagées; les valeurs restaient solides.
- L'indicible, l'interdit, le refoulé, celui du débridement où la parole jaillissait crue, brute et fière de ses transgressions. Celui-là était réservé aux petits cercles et aux mauvais lieux. Les innovations y étaient nombreuses et souvent illicites aux yeux des censeurs.
Là sont les racines du raï qui se développera dans les années 70 avec l'effritement de la société algérienne traditionnelle.
19:50 Publié dans Le raï | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

